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La chirurgie prothétique de genou (96PTG) et de hanche (196PTH) sont des indications des techniques d’autotransfusion. Nous avons réalisé une étude rétrospective d’un an sur l’utilisation et l’apport de ces techniques.
En préopératoire nous utilisons chez 14,5% des PTG et 15% des PTH soit l’érythraphérèse en première intention (12PTG, 26PTH), soit le prélèvement de sang total en cas d’impossibilité ou de demande de plasmas (2PTG, 4PTH). En per opératoire, nous réalisons de principe pour les PTG (88) une récupération (exclusion de 8 patients pour contre-indication).
Sur le plan quantitatif, 46% n’ont subi aucune transfusion (6PTG, 133PTH), 28% ont bénéficié d’une seule autotransfusion (60PTG 17PTH),10% d’une autotransfusion et d’une allotransfusion (27PTG, 2PTH) et 16% d’une allotransfusion (3PTG, 49PTH) Sur le plan qualitatif, l’érythraphérèse est à privilégier pour une meilleure stimulation de l’érythropoïèse (aucun allo transfusé contre 3 des 6 patients prélèvés sur sang total). Un nombre élevé de poches autologues,à l’origine d’un surcoût, sont détruites (5 sur 26 pour les PTG, 24 sur 62 pour les PTH).
La récupération est primordiale pour les PTG (suffisante seule chez 51%). Quand la transfusion homologue est réalisée, deux concentrés sont nécessaires dans plus de 90% des cas avec pour les PTH une transfusion dans les 5 premiers jours alors que pour les PTG une transfusion jusqu’au 10e jours est possible.
Parmi les éléments prédictifs d’une transfusion homologue, hémoglobine et hématocrite pré et post opératoire immédiat sont capitaux.
L’absence d’utilisation d’une technique alternative chez une grande partie des allo transfusés (61%) est à remarquer et peut s’expliquer par le fait que ces patients présentaient plusieurs contre-indications (age élevé, pathologie associée, hémoglobine basse). Elle laisse envisager une place pour l’érythropoïétine.
D. Rimpici1, S. Ducroz2, M.C. Mazzolini3, P. Pasquier3, D. Pasquier1 1 : laboratoire ; 2 : hemovilicance ; 3 : service d’orthopédie, CHG Montluçon |