| DECES DANS UN CONTEXTE TRANSFUSIONNEL : 14 ANNEES DE SURVEILLANCE EN FRANCE |
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| 2008 Perpignan - Com Libres Effets indésirables | |||
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En France depuis l’instauration du système national d’Hémovigilance en 1994, la déclaration à l’autorité compétente de tous les accidents transfusionnels est obligatoire quelle que soit leur gravité.
ObjectifL'étude des décès survenus dans un contexte transfusionnel a été réalisée afin d'évaluer les enseignements possibles.
MéthodeTous les décès survenus dans ce contexte de 1994 à 2007 (inclus) et déclarés au niveau national ont été analysés. Les registres nationaux français d’Hémovigilance GIFIT et e-FIT ont été utilisés.
RésultatParmi les 507 décès déclarés, 117 cas avec lien de causalité jugé fort (imputabilité 3 et 4) avec la transfusion ont été étudiés. En moyenne 8,36 décès sont survenus par an soit 3,21 décès/M de PSL. L'âge des patients était élevé (53% d’entre eux avaient plus de 70 ans) et leur sex-ratio était de 0,89. Ils étaient hospitalisés en médecine dans la majorité des cas (71,8%), plus rarement en chirurgie (18,8%). Les différentes causes de décès ont été : surcharge volémique 26,5%, incompatibilité immunologique 24,8%, IBTT 20,5%, TRALI 12%, contaminations virale et parasitaire 5,1%, accident allergique 2,6 %, autres catégories diverses 6,8% et 2 décès sont restés de cause inexpliquée.
Lors des transfusions plaquettaires, les IBTT ont représenté 45,71% des décès et lors de transfusions de CGR, les surcharges volémiques et les accidents immunologiques ont représenté respectivement 35% et 27,5% des décès. L'incidence des décès a été de 1/312 000 PSL. Elle a été plus importante pour les CPA (1/73 000) que pour les MCP (1/151 000), les CGR (1/375 000) ou les plasmas (1/1 825 000).
ConclusionLes décès liés à la transfusion sont des accidents rares (1/312 000 PSL, 0,28% des accidents transfusionnels d’imputabilité forte, 1/60 000 receveurs de PSL). Pour un certain nombre de cas des mesures préventives ont déjà été prises (ABO, IBTT) et la poursuite d’actions complémentaires s’avère encore nécessaire.
Lisette HAUSER, Danielle REBIBO, Marion SIMONET Saadia JBILOU pour le réseau d’Hémovigilance
*Pôle Vigilances, Direction Médicale, Etablissement Français du Sang Siège, Saint Denis, France CL2-2
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