| FIEVRE Q ET RISQUE TRANSFUSIONNEL - INTERET DE LA VEILLE ET DE L'ALERTE EPIDEMIOLOGIQUE POUR L'HEMOVIGILANCE |
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| 2008 Perpignan - Com Libres Hémovigilance donneurs | |
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Un seul cas de transmission par des PSL, a été décrit dans la littérature. Théoriquement, une seule de ces bactéries intra-monocytaires étant infectante; il suffirait d'un monocyte infecté, parmi les quelques centaines d'un CGR déleucocyté, pour contaminer le receveur. De plus, les femmes enceintes, les patients valvulopathes, ou immuno-déprimés sont sujets à des formes chroniques graves de la maladie. Le calcul du taux d'attaque, majoré d'une estimation des diagnostics non portés et de la proportion de formes inapparentes de la maladie( plus de 50%), donnait une probabilité élevée d'avoir collecté un don de porteur asymptomatique, en tout cas, très supérieure au risque bactérien des PSL en 2006. La collecte fut mise en quarantaine pendant que l'enquête épidémiologique se déroulait dans la zone. Les CGR préparés ainsi que les échantillons de plasmathèque étaient envoyés pour analyse au CNR des Rickettsies à Marseille pour rechercher des marqueurs. Résultats
L’enquête de séro-prévalence a permis d’identifier 15 infections aiguës, dont 6 formes symptomatiques, parmi les 139 personnes de la ville pour lesquelles une sérologie fièvre Q a pu être réalisée dans le cadre de l’investigation, soit une séro-prévalence observée de 10.8% dans la population enquêtée.
Parmi les 52 dons de sang, 3 (soit 6 %) étaient issus de personnes asymptomatiques en phase aiguë d'infection, déterminée par des titres d'IgM anti-phase II >= 50 et IgG anti-phase II >=200 par réaction d'immuno-fluorescence indirecte, Quatre autres présentaient des cicatrices sérologiques d’infection ancienne. DiscussionLes tests pratiqués par le CNR sur les dons de sang ont confirmé les estimations initiales et le bien fondé des mesures de quarantaine des dons. En particulier le nombre de cas à forme inapparente était supérieur aux cas symptomatiques et des porteurs asymptomatiques avaient bien donné leur sang.
Dans les échantillons de CGR, la PCR, pratiquée sur un petit volume de CGR déleucocytés, ne permettait pas de détecter la bactérie avec une sensibilité suffisante, car la probabilité qu'un monocyte infecté figure dans l'échantillon d'analyse était faible. Il n'existait aucun moyen de détecter à coup sûr la bactérie dans un don, ni de l'inactiver dans les CGR. Il n'a pas été possible de qualifier les dons. ConclusionL'alerte rapidement transmise par la CIRE au réseau d'hémovigilance a évité au moins trois cas potentiels de transmission de fièvre Q à des receveurs et sans doute des effets indésirables graves
Daurat G1, Feissel M.4, Goirand L.2, Tissot Dupont H5, King L.3, Cicchelero V.2, Paradis I.4, Rech H.4, Destruel F.4
1 : DRASS Languedoc Roussillon 2 : Cire Languedoc Roussillon 3 : Institut national de Veille Sanitaire 4 : EFS Pyrénées Méditerranée 5 : CNRS UMR 6020, Faculté de Médecine, Marseille CL1-1
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