| ABSENCE DE RENDEMENT PLAQUETTAIRE PAR INCOMPATIBILITE ABO |
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| 2008 Perpignan - Posters 09 Incidents de la chaîne transfusionnelle | |||
P52M. C., 66 ans, de groupe O, est régulièrement transfusé en CGR et en plaquettes, dans le cadre d’une myélodysplasie, depuis début 2007 . Il reçoit de janvier à mai 3 CPA O et 2 CPA A. 1er épisodele 23 mai 2007, il présente en cours de transfusion de plaquettes des douleurs lombaires, qui régressent à l’arrêt de la transfusion. Il s’agit d’un CPA de groupe A. Le rendement transfusionnel est nul (pour ½ CPA transfusé), il n’y a pas de signes d’hémolyse, la recherche d’anticorps anti-A immuns, effectuée par une technique à la chaleur, est négative. Cet épisode demeure inexpliqué mais des consignes orales sont données à la distribution : transfusion si possible en isogroupe.
Le patient reçoit ensuite 2 CPA O sans problème (pas de réaction, bon rendement) 2ème épisodele 13 juillet 2007, il reçoit un nouveau CPA de groupe A, sans réaction transfusionnelle, mais avec un rendement nul (15G/L avant et après transfusion). Une nouvelle recherche d’anticorps anti-A immuns est effectuée, avec la même technique, toujours négative. Les anticorps anti-HLA sont eux aussi négatifs. Des consignes, écrites cette fois, sont données aux prescripteurs et à la distribution. S’ensuivent jusqu’en décembre 6 transfusions de CPA de groupe O avec un rendement correct.
3ème épisodele 23 décembre M. C. se présente aux urgences. Suite à un non respect des consignes au niveau de la distribution, un CPA A est délivré, dont le rendement sera quasiment nul (9G/L avant et 16G/L après). La recherche d’anticorps immuns est effectuée cette fois par 2 techniques qui nous montrent 2 résultats différents : faiblement positif au 1/8 par la chaleur, positif au 1/512 par le Dithiothreitol(Marseille).
Discussion-conclusioncette observation illustre la difficulté à mettre en évidence les anticorps immuns et pose la question de la fiabilité de certaines des techniques utilisées : que d’efforts pour corroborer ce qui était évident cliniquement !
Par ailleurs que penser de l’épisode de douleurs lombaires ? DAMAIS-CEPITELLI A*, DESWERT E**, GIRARD A**, LE GUEULT LC**, MORISSE A**., PERROT D*.
Groupe Hospitalier du Havre*, EFS Normandie**
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| Mise à jour le Mercredi, 13 Mai 2009 09:21 |